La vie à Fatoma

        Organisation administrative :
        La commune compte 24 villages qui sont Badiogo, Boumboukoré, Daladougou, Danna, Degou, Dessere, Diaborki, Diambadougou, Fatoma le chef lieu de la commune, Gadari, Gninagou, Komboko, Kandioli Maoudé, Koriawel, Koubel -Gaoundé, Niacongo, Sabe, Samaloye, Sangoubaka -Djemere, Saré -Dera, Sassourou, Thy, Tiaboly, Trompesse.

        La distance du chef lieu commune au chef lieu cercle de Mopti est 22 Km.

 

        Répartition de la population :
       
        La répartition de la population par village et par âge est assez diversifiée. On rencontre une forte concentration d’habitants dans les villages de Fatoma, Diambadougou et Thy par rapport aux autres.
        La population est sédentaire, les jeunes et les femmes constituent la couche la plus mobile, qui se déplacent dans les centres urbains a la recherche de trousseaux de mariage ou de fonds de petit commerce.
        Une observation sur la répartition par âge indique une augmentation considérable de la tranche jeune de la population c'est-à-dire celle située entre 4 et 40 ans d’une part et le nombre plus élevé de jeunes femmes à par partir de 20 ans jusqu’à 44 ans.

        Les principales ethnies sont les peulhs, markas, bozons et Somono. Elles pratiquent l'islam comme principale religion, l'agriculture, l'élevage, la pêche, le commerce comme activités traditionnelles.

 

        L'agriculture :
        Elle se fait essentiellement de façon traditionnelle.Elle est soumise étroitement aux aléas climatiques (insuffisance de pluies, faiblesse des crues), et se repartit entre
les cultures sèches : mil, maïs, haricot
les cultures de submersion libre dont les casiers rizicoles de l’office riz Mopti.
La riziculture est pratiquée en condition de submersion libre.


Récolte du riz
Le maraîchage occupe une très faible portion des superficies cultivées, et produit le gombo, le piment et l'oseille. Les aménagements
maraîchers réalisés sont étroits et très précaires. Généralement la culture maraîchère est réservée aux femmes.

Les techniques cultivables appliquées (insuffisamment) sont traditionnelles même si certaines techniques cultivables modernes ont été vulgarisées.

        L'élevage :
        La commune possède d’énormes potentialités en matière d’elevage. Il constitue l’une des principales activités économiques de la commune.
        L'alimentation du cheptel est assûrée par les pâtures, par l'exploitation des parcours naturels et des bourgoutières (plaines inondables le long de fleuves sahéliens), et quelquefois par l'aliment bétail. L'abreuvement se fait dans les puits, les mares et le fleuve. La gestion des troupeaux (gardiennage, surveillance) reste toujours traditionnelle.

 

        Le marché à bétail constitue le grand marché de la région sur le plan des quantités présentées et vendues, notamment en direction des capitales régionales et en Côte d'Ivoire.

 

        Les autres produits commercialisés sont les peaux et cuirs, la viande, le lait et ses dérivés, dans les marchés locaux. Les femmes pratiquent l'aviculture, au sein des villages.

 

        Cueillette :
        C’est une activité pratiquée par les femmes et les jeunes. Elle consiste à la cueillette des fruits de lianes, de Diospyros (cultivé sous les climats tempérés pour ses fruits comestibles, les kakis, couleur orange, de la taille d'une pêche, qui se récoltent en fin d'automne), de Tamarinier (il est cultivé pour ses fruits parfois appelés «dattes de l'Inde » et plus particulièrement pour la pulpe comestible qui entoure les graines et qui est à la fois acide et riche en sucre).  Ces fruits sont ensuite vendus sur les marchés. C’est une activité génératrice de revenus, surtout pour les femmes.

 

        Ressources minières :
        La commune ne dispose d'aucune ressource minière.

 

        Hydrographie :
        La commune est arrosée par la rivière Yamé qui prend sa source à Bandiagara, sur 5 km ; ce cours d’eau inonde par sa crue les terres adjacentes qui sont mises en exploitation pour la culture du riz, du sorgho, le maraîchage et les plantations d’eucalyptus. A noter qu'un pont (sur la route Sévaré-Bandiagara) a été détruit par des pluies torrentielles en 2007, et reconstruit (même renforcé) en 2008.

 

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site